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Exemples de médiation - Résumés

Depuis près de vingt années, au sein des associations parentales, la médiation familiale déjudiciarise la communication conjugale contentieuse et celle du couple parental. Elle modifie alors progressivement tout de la communication intime des personnes avec l'institution judiciaire dont l'action se reconnaît peu à même de prendre en compte les aléas des vies sentimentales . Les professionnels et spécialistes de la médiation familiale ont été appelés à intervenir selon le besoin et la demande de la famille et de l'enfant, avec l'objectif de satisfaire ce que nulle autre institution n'avait su satisfaire jusque la.

Vous pourrez découvrir dans les quelques pages d'exemples, le travail de l'association et du Centre PEM avec les parents qui tous étaient venus en conflits, fâchés par des désaccords profonds sur des questions qu'il leur était bien difficile à mettre au grand jour.

Notre site et notre communication respectent l'anonymat des personnes. Les prénoms ont été changés et quelques éléments intimes des situations ont été volontairement abstraits.

 

Anne et Pierre  Gilles et Julie   Hans et Josy   Jane et Alain   Karine et Jean   Elise et Pat   Fred et Cathy   Laure et Marc

 

Exemple de médiation : Anne et Pierre

Pierre, ce jeune père, présente dans un premier temps sa venue au centre pour une recherche d'informations sur les droits du père. Après quelques entretiens avec le médiateur, il explicite sa demande de soutien moral, de conseil par rapport à ses "attitudes", de réflexion sur les possibles "perspectives".

Parallèlement, le médiateur note l'ambivalence de cet homme quant à son désir de rompre avec Anne, sa compagne.

C'est à ce moment-là qu'il est proposé à la personne de s'exprimer sur cette difficulté. Tout en posant clairement que la rupture conjugale ne lui pose pas de problèmes particuliers, puisqu'il préfère considérer son proche avenir en tant que célibataire, il exprimera, en parlant de sa relation à leur petite fille de 18 mois, son important désir d'amour, son besoin affectif, sa forte aspiration vers une relation ouverte, de dialogue et d'entente. Reprochant à ses propres parents de n'avoir pas permis l'établissement d'une telle relation avec lui, il veut tout faire pour ne jamais entendre son enfant dire "mon papa, il m'énerve , il est méchant". En quête de reconnaissance (autre que celle qu'amènent, de la part des parents, de bons résultats scolaires) et poussé par un important désir de réparation, il ne peut concevoir de décevoir l'autre, avec qui il faut "super bien s'entendre". Sa compagne, tout en le mettant à la porte, lui aurait effectivement dit qu'elle n'avait rien à lui reprocher. Une nouvelle cohabitation ne le tente pas, puisque "je ne saurais pas quoi faire de mieux" pour éviter les conflits, jusqu'alors quasi permanents.

Je lui propose durant l'entretien de choisir, à partir de quatre exemples de pères présentés dans un album de photographies, celle qui lui plaît le mieux, celle qui lui "convient". Il est attiré par celle d'un père, sur le haut d'une colline, qui soulève d'un bras son enfant dans les airs. Apparemment seul, l'on peut néanmoins distinguer quelques silhouettes s'avançant vers l'homme et l'enfant en bas de l'image. "Parce qu'il y a de l'espace, de la tranquillité; parce que l'enfant... ah, il y a des gens...( comme déçu)...j'aurais choisi celle-là... elles me plaisent toutes."

Pierre s'applique tant à être un papa et un compagnon respectueux, tolérant, conciliant, non-exclusif, aura-t-il pu appréhender, qu'il est peut-être aussi l'inverse, comme peut le suggérer son choix de photo? Par la suite, à travers le travail de pré-médiation et de médiation qui a été réalisé par le médiateur avec ce couple, Pierre a indirectement été encouragé à prendre de l'aisance dans la prise de conscience et la mise en mots de ses difficultés, doutes et souffrances. Parallèlement, le processus de responsabilisation classiquement favorisé par ce type de démarches, permet de soutenir la dynamique nécessaire, l'assurance nécessaire pour réellement exercer la fonction qui lui revient. Par le biais de cet exemple, devant la demande d'informations sur les droits du père, il convenait d'aider Pierre à révéler une interrogation beaucoup plus personnelle, presque inconsciente, du type "suis-je un bon père, ai-je le droit d'être père...?"

 

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Anne et Pierre  Gilles et Julie   Hans et Josy   Jane et Alain   Karine et Jean   Elise et Pat   Fred et Cathy   Laure et Marc

 

Exemple de médiation : Gilles et Julie

L'histoire de médiation qui suit est représentative de cet espace relationnel créé par la rencontre de médiation et nécessaire pour dépasser la crise engendrée par la séparation conjugale.

Gilles contacte l'Association Parents-Enfants-Médiation par téléphone, au cours du mois d'avril 2005. Il souhaite prendre un rendez-vous avec le médiateur car il accepte difficilement la décision de sa compagne, Julie, qui souhaite interrompre leur vie commune. Ensemble, ils ont un fils, J., âgé de 12 ans. Nous lui proposons de le rencontrer.

•  Lundi 25 avril 2005, Gilles, électricien indépendant, s'installe timidement dans la salle de médiation. Il a du mal à s'exprimer. Son discours est chargé de culpabilité. Sa compagne, Julie, âgée de 54 ans, ne veut plus vivre avec lui car il a « commis des erreurs » : il a fréquenté d'autres femmes, il a de nombreuses activités (le travail, les entraînements d'une équipe de foot, les soirées créoles organisées avec ses amis…) et n'est donc pas très présent pour sa famille. Il veut comprendre pourquoi il « les fait souffrir » alors qu'il « aime sa femme et son fils ». Il souhaite changer pour éviter la séparation. Selon lui, tout est de sa faute, Julie n'a rien à se reprocher. Il aimerait se faire pardonner. Ils en discutent souvent ensemble, dans un climat relativement serein, mais Julie a pris sa décision.

Nous lui précisons que ce qu'il semble demander s'apparente davantage à une thérapie individuelle, voire à une thérapie familiale, et nous lui explicitons à nouveau les principes et les objectifs de la médiation familiale. Il accepte la démarche proposée. Nous lui suggérons d'en discuter avec sa compagne (nous lui fournissons la fiche de présentation de l'association. Le principe est de favoriser en premier lieu la démarche commune des parents). Si Julie est d'accord, elle pourra prendre rendez-vous au Centre pour un entretien individuel.

Dans le courant de la semaine, Julie nous appelle et nous fixons un rendez-vous, principalement « pour aider Gilles à accepter la séparation car, en ce qui la concerne, elle n'éprouve pas le besoin d'une médiation familiale. »

•  Lundi 2 mai 2005, Julie, une femme dynamique, se présente au centre PEM. D'une personnalité assez forte mais plutôt posée, sa maturité lui donne une sorte de sagesse, de complaisance à l'égard de la situation. Elle « éprouve beaucoup de tendresse » envers Gilles  : ils ont partagé quinze années et il est le père de J. Mais sa « solitude », « ses femmes » ont atténué progressivement son amour : « J'en ai beaucoup souffert. On a traversé des crises. Je lui ai dit que je souffrais de son absence et il m'a fait des promesses, qu'il a tenues les premiers mois, puis tout recommençait : le travail, les soirées, le foot et ces femmes. Mais maintenant, j'ai dépassé tout ça. Je pense que c'est bien pour lui aussi, pour qu'il puisse réalisé ses projets. Je l'apprécie beaucoup mais je ne vois pas l'intérêt de rester ensemble si nous ne partageons rien tous les trois. »

Nous lui proposons de les rencontrer tous les deux lors d'un prochain entretien. JUlie, un peu réticente, pense que c'est à lui de faire un travail pour mieux comprendre son fonctionnement. Elle a pris sa décision et « ne veut pas qu'il s'imagine que la médiation puisse changer quelque chose ».

Effectivement, Julie est déterminée. Nous lui indiquons alors que la médiation peut permettre à Gilles d'entendre sa parole et de poser plus clairement, dans cet espace et ce temps particulier de la médiation, la réalité de la séparation. Dans cet objectif, elle accepte de revenir la semaine prochaine.

•  Lundi 9 mai 2005, nous sommes installés autour de la table dans la salle de médiation, Julie et Gilles, assis à côté mais les chaises un peu espacées, sont tous les deux tournés en direction du médiateur. Gilles évite de la regarder.

Le médiateur introduit la séance en posant le cadre de la rencontre de médiation puis en reprenant succinctement le déroulement des évènements depuis quelques semaines. A présent, c'est à eux de décider de quoi ils vont parler.

Un petit silence, des échanges de regards furtifs et Gilles commence : « C'est difficile. Je ne sais pas… ». Silence. Le médiateur intervient en reformulant la situation telle qu'ils nous la présentaient. Julie acquiesce : « Tous les jours, on parle de mon désir de séparation. Je lui ai expliqué que j'avais fait le deuil de notre relation. Mais pour lui, c'est différent. ». Gilles, toujours tourné vers le médiateur, réagit : « Je veux faire un travail sur moi. Je voudrais que notre couple tienne. Je sais que c'est moi qui ait provoqué la situation. » Le médiateur lui suggère de lui dire à elle. Mais Gilles continue : « On ne communiquait qu'en période de crise mais j'ai du mal à dire les choses. Peut-être que je ne montrais pas mon amour comme ils attendaient mais j'avais d'autres moyens. » Le médiateur l'interroge alors sur ces autres moyens de montrer son affection à sa famille et Gilles évoque les invitations au restaurant, les cadeaux… Puis nous sollicitons Julie  : « Les cadeaux me faisaient très plaisir mais …J'étais gâtée mais seule ! ».

Ainsi, chacun a pu s'exprimer et confronter ses ressentiments à ceux de l'autre. Nous avons travaillé sur les différentes perceptions et les incompréhensions de chacun concernant leur vécu, essentiellement autour de la solitude exprimée par Julie et de la charge excessive de travail que se donnait Gilles Progressivement, ils arrivent à employer « tu » pour désigner l'autre mais ne se regardent toujours pas.

Le ton monte mais sans agressivité, davantage pour donner du poids aux mots. Julie insiste : « ça sert à rien de rabâcher toujours la même chose. Je comprends que c'est difficile pour lui, mais pour moi, c'est fini ! » Gilles, lui, n'a pas l'impression d'être compris. Il évoque son « enfance difficile », ses préoccupations et le rôle qu'a joué Julie dans son processus de « revalorisation ». Mais il craque et ne peut retenir ses larmes. Il cache son visage dans ses mains et de la compassion peut se lire sur le visage de Julie. L'atmosphère est pesante et un long silence est nécessaire pour dépasser ce moment de tension émotionnelle.

Julie évoque alors l'importance pour J. de connaître l'histoire de son père, pour comprendre son comportement, et de s'approprier « son côté antillais ». Mais Gilles, qui a effectivement des origines antillaises, a une « mentalité à taire les choses » qui lui vient de son éducation et qui le fait souffrir. Julie, les larmes aux yeux, exprime à son tour la souffrance qu'elle ressentait lorsqu'il ne rentrait pas le soir (…). A ce moment-là de la rencontre de médiation, ils se retrouvent dans la douleur.

Puis, ils évoquent la nécessité pour Gilles de faire un travail personnel mais Julie précise : « Je ne peux pas faire un certificat comme quoi on se remettra ensemble quand il aura fait ce travail ». Gilles, la mine abattue, termine : « Je vais déjà le faire pour moi puis on verra bien… ».

Le changement de position de Gilles au cours de la rencontre de médiation, dont la demande était au départ d'effectuer un travail de réflexion personnelle pour « récupérer » sa compagne, semble amorcer le processus d'acceptation d'une rupture.

Le médiateur met fin à l'entretien, qui a duré deux heures environ, en proposant au couple de fixer un prochain rendez-vous, dans un délai de quinze jours pour leur laisser un temps de réflexion et d'élaboration, lors duquel nous pourrions envisager les dispositions qu'ils souhaitent mettre en place pour organiser leur vie familiale après la séparation. Le rendez-vous est fixé au lundi 23 mai 2005.

Cette expérience de médiation témoigne de la mise en place d'un espace et d'un temps destinés à l'expression de la parole qui permet aux personnes de se distancier par rapport à la situation. Elle offre une aire de transition, un passage entre le vécu du couple et le temps de la séparation.

 

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Anne et Pierre  Gilles et Julie   Hans et Josy   Jane et Alain   Karine et Jean   Elise et Pat   Fred et Cathy   Laure et Marc

 

Exemple de médiation : Hans et Josy

Hans avait de fréquentes relations à l'amiable avec son fils, né d'une courte période de vie commune avec Josy qui avait des difficultés de santé et était toxicomane.

Puis il s'était trouvé confronté depuis un an à une rupture de relation avec son fils, déjà âgé de neuf ans. Josy avait demandé au J.A.F. de Montpellier l'autorité parentale exclusive. Hans ne se trouvant pas en France à ce moment. Il n'avait jamais reçu la convocation au tribunal et l'audience avait eu lieu sans lui et sans avocat pour le représenter. Il s'était vu alors amputé de l'autorité parentale conjointe.

Hans venant résider dans l'Hérault, il souhaitait renouer des relations avec son fils.

L'accompagnement de P.E.M. lui a permis de rencontrer son fils, parler avec Josy, et de présenter une requête avec demande d'audience au J.A.F., sans prendre l'assistance d'un avocat. Sa requête contenait la demande de remise en place de l'autorité parentale conjointe, l'autorisation d'une communication avec la mère pour la scolarité de l'enfant commun, l'organisation d'une résidence alternée.

Quand la date de l'audience a été communiquée, la mère a pris une avocate très vindicative ; dans ses conclusions pour sa cliente figuraient des propos racistes et sexistes scandaleux à l'encontre de la culture et des croyances du père.

Sur conseil du centre PEM, Hans a écrit directement à l'avocate, avec copie au magistrat, lui demandant de faire cesser le dérapage du conflit parental. L'avocate de Josy n'a pas répondu, mais a eu une attitude moins agressive le jour de l'audience. Josy ne s'est pas exprimée elle-même à l'audience. Hans, de son côté, a développé lui-même ses arguments avec calme et assurance, en très bon français.

Le résultat de l'audience, a conforté la communication non violente rétablie entre les parents, et la résidence alternée mise en place de fait par accord entre les parents ainsi que l'autorité parentale conjointe ont été confirmées par le magistrat.

 

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Exemple de médiation : Jane et Alain

 

 

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Exemple de médiation : Karine et Jean

 

 

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Exemple de médiation : Elise et Pat

 

 

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Exemple de médiation : Fred et Cathy

 

 

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Exemple de médiation : Laure et Marc

 

 

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Date de création : 31/10/2011 @ 21:40
Dernière modification : 27/03/2012 @ 21:15
Catégorie : Exemples de médiation


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